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Les Actus

Se former pour soigner :
programme de formation au métier d’aide-infirmière
pour des Arméniennes du Liban et de Syrie.

[25/02/2022] – Achod Papasian

En novembre dernier, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et le Fonds Arménien de France ont lancé une initiative conjointe : le programme de formation au métier d’aide-infirmière pour des Arméniennes du Liban et de Syrie. Pendant quatre mois, une vingtaine de participantes ont été formées aux soins et à la prise en charge des personnes dans plusieurs institutions médicales du pays.A la fin de la formation, toutes les participantes ont immédiatement obtenu un emploi.

Initié il y a deux ans mais reporté à cause de la pandémie et de la situation au Liban, le projet « Principes de soins et la prise en charge des personnes » a pris du temps pour se concrétiser. Tout débute en avril 2019, avec la visite de Michel Pazoumian, alors vice-président national délégué du Fonds, au Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie.

« Comme le Fonds Arménien de France, le Catholicos Aram Ier cherche à mettre l’accent sur les projets qui permettent de transmettre aux gens des savoir-faire et des connaissances », explique Hilda Baïramian, professeure à l’USJ et responsable du projet. « Au départ, nous avions prévu de mener le programme en Syrie, mais les sanctions américaines ont bousculé nos plans. Et compte tenu de la situation dans le secteur hospitalier au Liban, nous avons choisi d’organiser le projet à Beyrouth, où vit un grand nombre d’Arméniennes de Syrie. »

Après avoir déterminé un budget et obtenu l’aval du Fonds Arménien, Hilda Baïramian se met en quête de participantes en communiquant sur les médias sociaux de la prélature arménienne. Vingt-quatre candidates d’une moyenne d’âge de 46 ans et toutes titulaires d’un niveau bac sont alors sélectionnées.

Pour la plupart, elles ne travaillent pas et 15 % d’entre elles sont originaires de Syrie. Le coup d’envoi du programme est donné le 26 novembre, juste après la signature du protocole d’entente entre l’USJ et le Fonds, qui était représenté par sa branche locale.

Découpée en trois modules de dix jours pour un total de 200 heures, la formation vise à enseigner aux participantes toutes les facettes du métier d’aide-infirmière. Le premier module, un atelier théorique, est organisé à la prélature par la Faculté des sciences infirmières de l’USJ et sur des plateformes en ligne. Les modules suivants, axés sur la pratique, consistent en plusieurs stages en milieu clinique, dans un premier temps au dispensaire Howard Karaguezian et au centre Boulgourdjian à BourjHammoud, puis dans diverses unités de soins du CHU de l’Université Saint-Joseph, à savoir l’Hôtel-Dieu de France.

A l’issue de la formation, les aide-infirmières ont reçu une attestation de participation qui leur apermis de postuler dans les hôpitaux ou les dispensaires du Liban. Elles ont immédiatement toute obtenu un emploi. D’après Hilda Baïramian, compte tenu de l’exode massif des Libanais employés dans le domaine médical, il a été facile pour les participantes de trouver un travail. « Ici, l’aide aux personnes est un secteur où il y a beaucoup de demandes, car les familles ont souvent des personnes malades à la maison », précise Hilda Baïramian. « Et comme les Arméniennes sont réputées pour être fiables et dignes de confiance, elles sont généralement très demandées. »

Plus qu’un métier, c’est bien un ancrage que cette formation apporte aux femmes arméniennes, dans un pays meurtri certes, mais à la résilience sans pareille.

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