BP 12 - 75660 Paris Cedex 14

LES PROJETS

Santé

Centre cardio vasculaire à Goris

Depuis 1996, l’association Action Santé Arménie France basée à Marseille (ASAF – www.asafmarseille.free.fr/)   intervient en Arménie dans le domaine de la santé, notamment pour traiter les maladies cardiovasculaires, et en particulier les maladies coronariennes (infarctus du myocarde), première cause de mortalité. Aujourd’hui, l’association se mobilise pour renforcer les capacités du centre cardiovasculaire de Goris.

Grâce à l’ASAF, la technique du traitement des maladies coronariennes (ACT) a été introduite en Arménie et a permis de faire reculer les infarctus. Initiées par le chirurgien arméno américain Hraïr Hovaguimian, les premières interventions sur place, ont précédé la formation des médecins spécialisés d’Arménie à Marseille, dans l’équipe du docteur Paul Barragan.

Après avoir équipé un hôpital d’Erevan (où exerçait la plupart des cardiologues formés en France), d’une salle de coronarographie mobile neuve, l’ASAF s’est dirigée, dès 2004, sur la région du Syunik et la République du Haut–Karabagh, toutes deux alors dépourvues d’infrastructures médicales capables de traiter la pathologie coronarienne.  Or, ces régions sont distantes de plus de 4 à 7 heures par la route d’Erevan, un temps bien trop long pour traiter une urgence cardiaque.

Véritable cordon ombilical reliant l’Arménie à l’Artsakh et à l’Iran, le Syunik est d’une importance stratégique vitale. L’ASAF a ainsi conçu ,avec le Fonds Arménien de France et la participation décisive de son président pour la région du sud de la France, Levon Djolakian, un centre cardiovasculaire pour desservir le sud de l’Arménie et l’Artsakh. C’est en 2010 qu’a été créé le Centre Cardiovasculaire franco arménien (CCFA) à Goris, aux portes de l’Artsakh, dans la commune d’Akner, situé à égale distance des principales agglomérations du Karabagh et de la frontière iranienne.

D’une capacité d’accueil de 40 lits, le centre est implanté sur un terrain d’un hectare. Son bâtiment moderne de deux niveaux de 800 m2 chacun, est notamment équipé d’un laboratoire d’analyses médicales, de deux salles de coronarographie, d’une salle de réanimation (six lits). Grâce aux compétences de son personnel médical et à ses équipements à la pointe de la technologie en matière d’investigation cardiovasculaires, le Centre de Goris est devenu rapidement une référence pour le traitement des pathologies coronariennes en Arménie. Cependant le CCFA, conçu pour traiter la phase aigüe de l’infarctus, ne dispose pas de bloc chirurgical cardiovasculaire et thoracique ni d’imagerie médicale moderne (Scanner et IRM).

La récente agression azérie contre l’Artsakh a de nouveau rappelé l’urgence d’un tel besoin en temps de guerre. Les deux hôpitaux de Stépanakert ayant fait face à un afflux de blessés, certains ont dû être évacués sur Goris et Erevan.

Construire de nouveaux locaux pour installer l’imagerie médicale et un bloc opératoire chirurgical cardiovasculaire et thoracique permettra de sauver des vies en cas de reprise des hostilités. Compte tenu de l’importance géostratégique de Goris, renforcer l’infrastructure médicale du CCFA est devenu une priorité, car il en va de notre capacité à sauver le plus grand nombre de vies.

Une urgence humanitaire

Le CCFA étant à ce jour le seul centre cardiovasculaire de la région a déjà été sollicité pour son matériel. Mais les besoins vont largement au-delà et la création d’un bloc opératoire et d’un équipement d’imagerie médicale s’avère être aujourd’hui une urgence humanitaire. C’est donc un appel à l’aide qui nous lançons, via le Fonds Arménien de France, pour que le Centre puisse rapidement s’équiper de matériels et équipements permettant d’en faire un véritable point d’appui médical du Karabagh. Donnez votre nom au nouvel ensemble et contribuez durablement à sauver des vies humaines.